Lettre de soutien à mon Confrère BITTON

Je ne connaissais pas avant notre Confrère BITTON, avant d’entendre dans les couloirs du Palais qu’il est poursuivi devant le Conseil de discipline.

Ma curiosité m’a alors poussé non seulement à savoir qui est ce confrère en allant sur internet, à lire ses articles sur le site du manifeste des avocats collaborateurs mais également à me rendre à l’audience qui s’était tenue le 24 septembre dernier pour me faire ma propre opinion.

Ce fut pour moi la première fois que j’assistais à un Conseil de discipline, étant un jeune Confrère de 5 ans d’expérience. Je m’attendais à quelque chose de solennel/spectaculaire, une vraie accusation avec des preuves solides à l’appui, et je fus très surpris à l’arrivée de voir que rien de tout ça n’existait.

Ce fut même pathétique. Sans le dire haut et fort, ce procès laisse apparaître un procès politique ! J’ai failli bondir de mon siège et gueuler, faire un scandale. Je me suis retenu ne voulant pas gêner notre Confrère BITTON qui plaidait, lui, preuves à l’appui.

Avi Bitton, membre du Conseil de l’Ordre, membre du CNB, et Président d’un syndicat, se voit poursuivi pour avoir dénoncé publiquement sur son site une avocate qui cumule les fonctions d’associé/collaborateur, un confrère qui se dit sur son site encore membre du conseil de l’Ordre alors qu’il ne l’est plus, pour une vieille affaire de loyers impayés si j’ai bien compris et j’en passe les meilleurs.

On lui reproche même d’avoir écrit à un Confrère le soir de Noël au lieu d’être en famille. Zut, je ne savais pas que c’était interdit. Moi qui travaillais ce soir-là en faisant des gardes à vue et qui n’étais pas en famille, vais-je être poursuivi ?

On nous rabâche sans cesse, en formation continue, des règles déontologiques qu’il faut respecter mais à aucun moment je n’ai entendu de poursuites disciplinaires contre ce Confrère qui ne respectait pas nos règles déontologiques pour avoir mis sur son site qu’il était encore membre du Conseil de l’Ordre alors qu’il ne l’est plus depuis 3 ans, ou bien notre Consœur cumulant les fonctions d’associé/collaborateur ou encore une autre Consœur qui ose crier haut et fort qu’« il crève ce con ! » au moment de l’investiture de notre Confrère BITTON.

Une question me vient à l’esprit : Pourquoi ? J’aimerais bien le savoir. Peut-être, faut-il coucher et/ou être copain avec un(e) membre du Conseil de l’Ordre pour éviter des poursuites disciplinaires ?

Je le dis haut et fort : J’AI HONTE de la manière dans lequel on traite notre Confrère BITTON. On le poursuit tout simplement parce qu’il ose dire tout haut ce que les autres pensent tout bas. C’est scandaleux !

On a aboli les privilèges en 1789, supprimé l’Ordre des Avocats par la même occasion pour le rétablir plus tard sous Napoléon mais apparemment en omettant de supprimer ses privilèges.

Ayant eu affaire à une autre instance ordinale, j’avais eu le sentiment, à la sortie, d’un Ordre à deux vitesses. J’ai lu ce qui s’est passé le 15 octobre dernier et cela n’a fait que confirmer ma première impression.

Cet Ordre à deux vitesses qui poursuit et omet des Confrères et Consœurs qui ne paient plus leurs cotisations faute d’argent mais qui protège ses membres qui fautent, m’écœure.

Aujourd’hui, j’appelle tous nos Confrères qui pensent comme moi, à se manifester.

Mon Confrère BITTON a tout mon soutien.

Exigeons pour lui une vraie Justice le 5 novembre prochain et non un procès parce qu’il a osé se représenter en 2012 et qu’il continue à dénoncer !

Thomas DESROUSSEAUX

PS : je suis apolitique et je compte le rester aussi longtemps que je vivrai.